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« Mon premier souci est bien celui de construire et reconstruire.»
J. Chevolleau


Comme une ode à la féminité, ses nus aux accents marqués par le cubisme sont majestueux, généreux, sculpturaux. Assis ou étendus, les formes modelées par la couleur, les nus de Jean Chevolleau sont d’une grande puissance colorée où règne en même temps un trait vigoureux.
« Ce n’est pas vous qui regardez la toile, c’est la toile qui vous fait un clin d’oeil.»
J. Chevolleau


C’est au fil des années et des rencontres qui se nouent que le jeune peintre choisit ses modèles pour ses portraits : Camille Renault, dit Big Boy, amateur d’art, restaurateur et mécène, Jacques Villon son mentor, Charlie Chaplin, Martine Carol , Jean Cocteau ou encore son épouse Luce, sa « Luz », sa lumière.
« Je m'affirme dans la peinture qu'avec les thèmes directement pris à ma terre d'origine.»
J. Chevolleau


Le marais breton vendéen, sur les pas de Milcendeau et de Lepère, et plus tard le marais poitevin sont une vraie source d’inspiration pour le peintre avec ses verts ou ses teintes fauves ; les peupliers, les arbres têtards et les chemins d’eau.
« Instinctivement, je suis porté vers les bleus… J’ai fréquemment supprimé le bleu de la palette pour m’astreindre à de nouvelles recherches.»
J. Chevolleau


Après la côte sauvage et ses bouchots, le port de La Rochelle est à la fin des années 70 et tout au long des années 80 un des sujets favoris du peintre.
Repris inlassablement sous des angles différents, l’ensemble est rythmé par les verticales des mâts et des voilures et leur jeu incessant avec la lumière. Près de 200 toiles sont nées de ce mariage d’amour.
« Je voudrais que l'homme regarde ce qu'il ne voit pas, qu'il s'arrête un moment sur un rythme, sur une plage de couleur en se sentant heureux.»
J. Chevolleau


Jean Chevolleau affectionne les courses de chevaux et les matches de polo.
Avec ce thème ludique, tonique et coloré, l'homme est acteur et le mouvement devient essentiel.
« Une toile mûrit comme un fruit.»
J. Chevolleau
« L'Espagne m'a délivré du cubisme et ma peinture y a pris un nouveau chemin.»
J. Chevolleau


L’Espagne en 1965 est pour Chevolleau une révélation, celle de la couleur, de la lumière. Tolède, San Martin, Peniscola, Consuegra, deviennent des sites de prédilection. L’Espagne, c’est aussi Don Quichotte, le héros attachant de Cervantes et son univers de rêverie, dont Chevolleau réalisera de multiples versions qui sont un peu, dit-il, comme des auto-portraits. De sa rencontre avec l’Espagne naît une nouvelle approche artistique où sa palette s’enrichit.
« Aller à la quête de l’inspiration est un fantastique moment d’humilité et de pureté.»
J. Chevolleau


Scènes des villes (marchés, rues, ports...), scènes des champs (battage, rivière avec maraîchin en yole, coqs...) ou scènes intimistes dans son atelier de Fontenay-le-Comte... le peintre épicurien peint la vie et ses plaisirs simples. C'est ici, sur sa terre vendéenne, que Jean chevolleau puise son inspiration et toute son énergie.
« Peindre pour moi ne peut se faire que dans un état d’équilibre.»
J. Chevolleau


Exposant au Salon d’Art Sacré de Paris en 1956, Jean Chevolleau traite divers sujets s’inspirant de la vie de Jésus (calvaire, résurrection, descente de croix, La Scène, pietas, golgothas, pêche miraculeuse…) où il alterne peinture, émail et vitrail.
Il retrouve cette thématique quand il découvre l’Espagne du Gréco dans les années 1960 et 1970 en peignant son fameux « Golgotha », paysage sauvage et secret baigné par une lumière profonde.